La lecture des réseaux sociaux est pleine d’enseignements. Ainsi, le 27 février, A. (@A_Mox ) twettait : « vous pensiez que le RSI était le seul problème ? L’URSSAF est là pour vous rassurer » ! Que non, cela ne nous rassure pas …

Quant à Chloé  (@superchlo) , raconter ses démêlés avec l’URSSAF, toujours le 27 février,  relève de la thérapie : « petit thread URSSAF parce que si je garde ça pour moi je vais péter les plombs… ». Et que dire de Virginie (@VDEBUISSON) pour qui « l’URSSAF essaie de te pomper par tous moyens »….?

La solution facile serait d’envoyer ces tweets à Gérald Darmanin, Ministre des comptes publics,  qui depuis un soir de 12 janvier 2018 est devenu le défenseur de David contre Goliath (http://lecerclelafay.fr/2018/01/15/le-tweet-qui-sauve/) ! Certes, mais l’intéressé s’est montré, depuis ce coup d’éclat, beaucoup plus discret!

Sans doute faut il tenir compte, à travers tous ces messages, de l’exaspération des citoyens, assommés par les tâches administratives et privés de dialogue…Mais, le plus déroutant est encore le décalage entre les cotisants qui font part de leur « ras le bol » des procédures abusives, des frais imputés par les organismes de recouvrement alors que ceux ci sont dans l’erreur (merci à Gérald Darmanin d’avoir mis ces abus en évidence… !) , et les discours totalement déconnectés de la réalité, par exemple celui sur le droit à l’erreur (dont tout le monde se moque puisqu’il ne servira à rien…)…

Pour les organismes de recouvrement, la tâche est immense  pour retrouver la confiance de ceux qui les financent. Cette tâche passe non pas par une espèce de « bunkérisation » des URSSAF, mais par le dialogue, l’amélioration des garanties en faveur des cotisants. En un mot, tout ce qui n’est pas fait depuis des années, et que les représentants des syndicats professionnels auraient dû promouvoir.

Un proverbe anglais dit : « là où il y a une volonté, il y a un chemin ».

Nous craignons, au Cercle Lafay, qu’en la matière il n’y ait pas de volonté. Et donc pas de chemin.

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