S’agissant de la réforme de la formation, le site Economie Matin écrit, dans son édition du 6 mars 2018, que la ministre du travail sera bientôt « sacrée reine de l’URSSAF et de la complexification » (http://www.economiematin.fr/news-penicaud-urssaf-complexification-ministere-travail-entreprise-france-administration-verhaeghe). Pourquoi ce titre décernée à l’intéressée ? D’abord rappelons que les URSSAF, avec les cotisations, les contributions, le forfait social …, encaissent deux fois plus que le Trésor public !
Un Etat dans l’Etat !
Mais ce n’est pas tout. Car depuis quelques mois, la calculette s’est emballée. Ainsi, s’agissant des artistes auteurs, le recouvrement des cotisations des organismes agréés sera bientôt transféré à l’URSSAF du Limousin !
Quant au RSI, point besoin de rappeler que les cotisations seraient recouvrées par les URSSAF (15,8 milliards d’euros de cotisations encaissées).
Et très récemment, la Ministre du travail a annoncé que la collecte des fonds de formation (dont on ne connaît pas trop le montant, environs 10 milliards d’euros) serait effectuée par les URSSAF … Et puis, il faut ajouter à cela qu’en 2019, les URSSAF déjà habilitées dans le cadre de leurs contrôles à vérifier l’assiette  des cotisations d’assurance chômage et d’AGS élargiront leurs vérifications  aux cotisations de régimes de retraite complémentaire. C’est dire la confiance dont jouissent ces organismes privés qui gèrent un service public, et dont sont fréquemment vantées les performances !
Tout cela ne poserait aucune difficulté si, à ces missions élargies correspondaient de nouveaux droits pour les cotisants souvent désemparés devant ces institutions aux pouvoirs gigantesques. Il n’en est rien …. Pire, ainsi que nous le constatons fréquemment, les cotisants voient régulièrement  leurs droits amoindris ! Et cela, nous ne pouvons pas l’accepter.

Laisser un commentaire

Rédigez votre commentaire
Indiquez votre nom