Dans son édition du 11 mai 2018, les Petites Afiches des Alpes maritimes relatent l’intervention d’un ancien inspecteur d’URSSAF auprès du Club Business Nice Côte d’Azur avec un titre qui n’est guère rassurant pour les employeurs même de parfaite bonne foi : « URSSAF : le pire n’est jamais certain… » (https://petitesaffiches.fr/actualites,069/finance,043/urssaf-le-pire-n-est-jamais,12279.html).

Afin de démontrer la toute puissance de l’URSSAF qui peut frapper même les employeurs ingénus, il prend l’exemple de la femme de ménage  qui, salariée d’un prestataire, vient nettoyer les bureaux d’une entreprise. A partir de 5 000 euros par an (soit 416 € par mois…), la vigilance est de rigueur puisqu’il faut obtenir une attestation tous les six mois  certifiant que ledit prestataire est bien « à jour » de ses cotisations. Et cela s’applique quelle que soit la taille de l’entreprise ! Il existe en effet une « solidarité financière » entre le donneur d’ordre et le sous-traitant. Cela veut dire pratiquement  que si ce dernier est défaillant, l’URSSAF ne manquera pas de présenter la facture  au premier…. qui aura sans doute beaucoup de difficulté à comprendre les motifs de ce redressement/

Mais, comme l’invoque  notre ancien inspecteur, « l’organisme n’est jamais à court d’idée pour recouvrer les cotisations ».

On est toujours surpris  de ces déclarations spontanées d’anciens inspecteurs de l’URSSAF et sur le regard impitoyable qu’ils portent sur leurs missions passées.

Cela rappelle les déclarations d’un certain Gilbert, ancien inspecteur de l’URSSAF, qui dénonçait il y a deux ans « une politique de contrôle souvent abusive, destinée avant tout à « faire du chiffre » avec en ligne de mire « la performance » (https://www.loretlargent.info/entreprises/ex-inspecteur-de-lurssaf-temoigne-80-controles-seraient-injustifies/18014/). Mais finalement, il faudrait peut être que nos ministres, les présidents et administrateurs de l’ACOSS et des URSSAF se documentent et lisent ces articles.

1 commentaire

  1. droit de réponse article URSSAF : LE PIRE N’EST JAMAIS CERTAIN … C’EST UN ANCIEN…

    Bonjour,

    Je suis l’ex-inspecteur qui a animé l’événement Nicois que vous avez diffusé sur votre site.
    Je tiens à apporter certaines précisions sur les informations que vous diffusez et certaines que vous dite relater, et souhaite que ce droit de réponse soit diffusé sur votre site.
    Tout d’abord le titre de l’événement, le titre que vous reprenez et citez n’est en aucun cas le titre de l’événement que j’animais, mais celui de l’article qui en a découlé et pour lequel je n’ai eu aucun droit de regard.
    Le titre de l’événement était : « sous-traitance et risques URSSAF associés ».
    Vous mettez entre guillemet la phrase « l’organisme n’est jamais à court d’idée pour recouvrer les cotisations », comme si elle venait de moi.
    Or, comme vous pouvez le constater sur l’article des petites affiches, cette phrase n’est en aucun cas reprise de mes propos, mais bien une rédaction et création pure du journaliste ayant écrit l’article.
    Je n’ai donc jamais tenu ce type de propos.
    Vous vous permettez de commenter mon intervention avec « On est toujours surpris de ces déclarations spontanées d’anciens inspecteurs de l’URSSAF et sur le regard impitoyable qu’ils portent sur leurs missions passées. »
    Sachez que je rejette totalement vos propos et votre interprétation.
    Le métier d’inspecteur est un métier que j’ai adoré exercer, je suis convaincu par le bien fondé de la sécurité sociale en France, de sa nécessité et de son application.
    Je n’ai aucune amertume vis à vis de mon ancien métier, j’estime qu’il est juste et parfaitement objectif.
    J’ai quitté l’URSSAF pour des raisons personnelles de carrière mais en aucun cas par désamour du métier ou manque de conviction pour l’intérêt de cette mission.
    Merci de diffuser cette réponse, sans quoi je me permettrai d’entamer des démarches en diffamations pour les propos que vous me faites tenir à tord.
    Bien à vous
    Cyril REPUSSARD

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