Monsieur le Président,

Parmi touts les chantiers que vous attendent, il y a celui, certes peu médiatique, mais pourtant essentiel pour les entreprises : les relations des entreprises avec les URSSAF

Trouvez-vous normal que ces organismes estiment que 90 % des dirigeants d’entreprises sont des fraudeurs ?

Sans doute cette interrogation vous choquera-t-elle….Elle est pourtant réelle : 90% des procédures menées par les URSSAF se concluent par un redressement. Et non pas au motif de corriger une possible erreur, mais bien pour « fraude ».

Les mots ne sont pas innocents.

Nous vous conseillons de lire les réactions, les tweets de cotisants.

Il y a peu, un employeur témoignait : « les bulletins ont été simplifiés, mais pas les calculs. Le temps de traitement ne fait que s’allonger. Nous sommes régulièrement contrôlés par l’URSSAF mais même eux reconnaissent que c’est compliqué. Dans une petite entreprise de 20 salariés comme la mienne, la paye c’est au bas mot trois jours de travail par mois »(www.centre-presse.fr/article-598657-impots-un-patron-mecontent-invite-les-parlementaires.html)

Notre think tank le Cercle Lafay (www.lecerclelafay.fr) regroupe des dirigeants d’entreprises, des juristes, des représentants du monde professionnel, mobilisés pour créer de nécessaires relations de confiance entre les entreprises et les URSSAF.

Car, aujourd’hui, ces relations sont désastreuses : manque de dialogue, procédures inquisitoriales, absence de garanties et de sécurité juridique pour les entreprises, a priori négatif des organismes envers les dirigeants, réputés fraudeurs …

Devant de tels constats désastreux, les organismes de recouvrement ne proposent aucune modification d’attitude … si ce n’est la diffusion de messages d’autosatisfaction qui relèvent surtout de la méthode Coué.

Et que dire aujourd’hui de cette DSN qui simplifie le travail des URSSAF (et leur donnera davantage de temps pour contrôler les entreprises) en donnant des tâches supplémentaires aux entreprises … Les dirigeants ne risquent-ils pas d’oublier bientôt quel est leur VRAIE mission ?

Le problème, c’est que ces organismes de recouvrement sont présidés par des représentants des syndicats d’employeur (en grande majorité, du MEDEF) … que l’on entend très peu, sitôt élus.

Or, comment ne pas douter de l’implication du MEDEF lorsque l’on constate l’apathie des représentants des organismes patronaux qui se contentent d’entériner des orientations et des méthodes inacceptables pour les entreprises qu’ils sont censés représenter ?

Notre système de protection sociale est unique. Pour qu’il se maintienne, il faut que les Unions de Recouvrement respectent les entreprises. C’est notre conviction au Cercle Lafay. Nos propositions concrètes, nos assises vont en ce sens.

Nous aimerions être assurés que c’est également celle des représentants des entreprises, qui président la plupart des URSSAF.

De même, nous aimerions être assurés de votre volonté d’améliorer lors des contrôles, le dialogue entre les cotisants et les URSSAF, les garanties et la sécurité juridique des chefs d’entreprise que vous représentez !

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Le Cercle Lafay (du nom de Bernard Lafay, député qui avait proposé en 1952 la généralisation des URSSAF) regroupe des spécialistes qui s’intéressent à cette institution et en dénoncent les excès.

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