Dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre la fraude, un article (le septième) fait référence à un très sérieux « comité des abus de droit en matière de sécurité sociale ». Les experts du Cercle Lafay ont rappelé que ce comité est une coquille vide, un comité fantôme.

En effet, il ne comprend aucun membre. Etrange situation où on donne des compétences à une entité qui de fait n’existe pas, faute de personnes nommées pour y siéger …

Notre think tank ayant pour vocation d’alerter les pouvoirs publics et le législateur sur les aberrations qui peuvent décrédibiliser nos institutions, nous avons très simplement signalé cet étrange phénomène au député Jean Terlier, rapporteur de ce projet de loi…

Un courriel très poli, soulevant un point de droit qui, nous semblait-il, ne pouvait qu’intéresser le législateur.

Résultat : aucune réponse !

Nous sommes rassurés de constater que nos courriels, nos propositions d’amendement, fondés sur des arguments solides, sont généralement repris par les parlementaires que nous sollicitons et alertons.

Nous nous sommes donc dit que l’intéressé n’avait pas reçu notre courrier où était trop occupé …

Nous avons donc renvoyé le message les 24 et 25 septembre, de manière plus insistante. Et toujours rien ! Pas le moindre retour, pas d’accusé de réception sur un point qui, pourtant, ne relève pas du détail.

A une heure où l’on s’interroge sur le nombre de parlementaires, Jean Terlier apporte une parfaite illustration du problème, qui n’est pas fondamentalement celui du nombre de parlementaires…mais du nombre de députés qui travaillent avec sérieux et rigueur.

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