Il y a de cela il y a environs un an, nous lancions un site Lecerclelafay.fr, ayant pour objet d’améliorer les rapports des URSSAF avec les cotisants….

Pourquoi ?

Parce que note cercle composé de chefs d’entreprises, de professeurs, de professionnels du droit, de journalistes ne pouvait se satisfaire de la longue listes des griefs communément adressés à ces organismes : manque de dialogue, contrôle à la hussarde,  absence de garanties et de sécurité juridique des cotisants lors des contrôles, commissions de recours amiables qui ne servent à rien, apathie des syndicats dont la mission est pourtant de défendre les entreprises, administrations qui se délestent impunément de leur boulot au profit des entreprises …

Au Cercle Lafay, en réponse à ces critiques, nous avons rédigé des propositions concrètes….

Nous sentions une colère monter, que les discours d’auto-satisfaction des organismes ne pouvaient suffire à masquer. Il suffit, pour s’en convaincre, de surfer sur la tweetosphère pour constater le ras le bol de nombreux chefs de petites entreprises, qui au-delà des discours officiels, se sentent oubliés, voire méprisés.

D’ailleurs, dans une question au gouvernement du 6 novembre 2018, le député Guy Bricout a reprit des éléments développés par notre Cercle en insistant sur le fait qu’ « il y a beaucoup plus de contrôles URSSAF que de contrôles fiscaux, que neuf dixièmes des contrôles des PME se terminent par un redressement (comme si la quasi-totalité de ces cotisants étaient des « fraudeurs », suivant la terminologie de ces organismes !), que les URSSAF engendrent la peur, que les contrôles sont mal ressentis par les entreprises, que depuis 10 ans, pour une mesure favorable au cotisant, trois l’ont été en faveur des URSSAF et enfin que l’on assiste aujourd’hui à une banalisation de la notion de travail dissimulé (avec des droits encore réduits pour les personnes victimes d’infractions) »….

Parallèlement,; les organismes se complaisent dans des réactions dignes de la méthode Coué: tout va bien, on ne change rien ! Ils sont, il est vrai, soutenus par le Président de la République lui même qui estime que les URSSAF sont les amies des entreprises.

Une conviction un peu hors-sol, plus jupitérienne qu’entrepreneuriale.  Et qui a suscité de très nombreuses réactions de dirigeants surpris d’une telle méconnaissance de la vie des sociétés.

Auparavant, en été 2018, on a vu fleurir au Journal officiel une loi créant un soi-disant « droit à l’erreur » dont l’utilité pratique est fortement amoindrie par la kyrielle d’exceptions que comporte le texte. De sorte que les URSSAF ne les appliquent pas, tout en s’en réclamant.

Qui plus est, sous couvert de simplification et d’aide au cotisant, on voit apparaître de nouvelles plateformes ou de nouveaux moyens de paiement pour permettre aux l’URSSAF de recouvrer leurs cotisations plus facilement. Sans compter les slogans du type : « vous créez une entreprise : l’URSSAF est à vos côtés »…Quel côté, lorsque l’on sait que l’entreprise crée a toutes les « chances »  de se faire contrôler et redresser, même si elle est de totale bonne foi… ?

Sans doute faudrait il que les URSSAF administrées et financées par les entreprises prennent enfin conscience, qu’ « emmerder » impunément leurs congénères  sans leur accorder des garanties juridiques suffisantes…ne peut amener que des manifestations ou des blocages devant ces organismes !

Mais, même dans des périodes délicates, la communication a la vie dure : les URSSAF (qui ont contribué à l’éclosion des mouvements) promettent aux entreprises en difficulté de les aider suite au mouvement des Gilets Jaunes…

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